samedi 28 mars 2009

Réchauffement notable des relations entre ours

Ni ours polaire, ni grizzly...mais ours "grolaire". C'est le croisement inattendu entre ces deux ursidés, dû au réchauffement climatique, habituellement plus enclin à faire disparaitre les espèces qu'à en favoriser de nouvelles. Grizzly et ours polaire ne sont pas incompatibles, mais ont des périodes de reproduction et des territoires différents. Leurs environnement s'est modifié, déréglant leurs hormones et rétrécissant leurs habitats. Résultat : les grizzlys migrent vers le nord jusqu'au rives de la banquise, réduite à la portion congrue, où sont cantonnés les ours blancs. Cela favorise rencontre et amours, expliquent les biologistes canadiens, qui ne savent pas encore si cette descendance hybride est fertile.

**Çà m'intéresse
Mars 2009 - n°337


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Moitié ours - moitié grizzly

« Les croisements entre ours polaire et grizzly sont possibles, c’est évident puisqu’ils ont déjà eu lieu dans les zoos. En revanche, en pleine nature, personne n’avait jamais vu ça... Le mois dernier, un chasseur a tiré sur une bête étrange : mi-ours polaire, mi-grizzly. ‘Ours polly’ ? ‘Grizzlaire’ ? Il va maintenant falloir lui trouver un nom ! »


Roger Kuptana est un guide Inuit à l’œil exercé. C’est lui qui a conduit Jim Martell sur les traces de l’ours polaire. Pour 36000 euros, cet américain s’est offert une licence de chasse. En clair ? Le luxe de traquer le seigneur des glaces. Alors oui, quoique l’on puisse en penser, il a tiré et visé juste... Mais à regarder de plus près le cadavre, Kuptana s’est interrogé. Quelques tâches brunes sur la fourrure blanche, les yeux cernés de brun, de longues griffes, le dos légèrement bossu : pourrait-il s’agir d’un hybride, issu du croisement entre un ours polaire et un grizzly ?

Stupéfaction générale. Le guide a vu juste ! Des analyses de l’ADN réalisées dans un laboratoire de Colombie Britannique ont en effet confirmé que la mère de l’animal était un ours polaire, et le père, un grizzly. Comment ce phénomène connu des parcs animaliers mais jamais observé à l’état sauvage a-t-il pu arriver ? En réalité, ours polaires et grizzlys peuvent se croiser autour de la mer de Beaufort, dans la région Ouest de l’Arctique, car les énormes ours bruns empiètent parfois sur le territoire glacé de leurs ‘collègues’. Et ce, de plus en plus souvent avec le réchauffement de la planète…

Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que 2 espèces -certes très proches selon les généticiens- au mode de reproduction décalé dans le temps soient parvenues à s’accoupler avec succès. Cette découverte soulève de nouvelles questions. Aurons-nous la chance d’observer -vivants cette fois !- d’autres hybrides ? Parviendraient-ils à se reproduire normalement ? Le changement climatique n’aura-t-il pas pour conséquence, à l’avenir, d’entraîner une augmentation du nombre de naissances de tels hybrides ? Et enfin -question cruciale- comment faudra-t-il appeler ces cadeaux de la nature ?

**sur-la-toile.com
http://www.sur-la-toile.com/article-1644-Moitie-ours-polaire,-moitie-grizzly.html

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