C'était la famine. Mais tout le monde ne mourrait pas de faim pour autant : les riches avaient pris soin de remplir leurs greniers de blé, d'huile et de légumes sec.
Khadidja dit alors a Nasreddine, son mari :
- La vie dans le village est devenue intolérable : la moitié des gens est très riche, pendant que l'autre moitié n'a pas de quoi manger. Si toi, qui est respecté de tous, tu arrivais à convaincre les premiers de partager leurs richesses, alors tout le monde vivrait heureux.
- Tu as absolument raison, femme, j'y vais de ce pas.
Nasreddine quitta la maison et ne revint que le soir, complètement épuisé.
- Alors, lui demanda Khadidja avec impatience, tu as réussi?
- A moitié.
- Comment cela, à moitié?
- Oui, j'ai réussi à convaincre les pauvres.
- Les philo-fables - Michel Piquemal, Philippe Lagautrière
**Parabole de Nasreddine Hodja (figure de l'humour et de la sagesse chez les Arabes, les Turcs et les Persans depuis le XIIIe siècle)
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